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Comment la nature régénère notre cerveau

Le parc national de Bukhansan

Le parc national de Bukhansan, situé près de Séoul, capitale hyperactive de la Corée du Sud, attire 5 millions de visiteurs par an. Sungvin Hong, un commerçant, s’y repose après un randonnée.

S’immerger dans la nature réduit le stress et améliore les performances cognitives. En Corée du Sud, il y a désormais des « forêts thérapeutiques ».

La végétation qui orne la façade d’un hôtel de luxe, à Singapour, apaise clients et passants. « Une jungle de béton détruit l’esprit humain », selon l’ancien Premier ministre Lee Kuan Yew.
Quand le gris de l’hiver enserre la Suède, les courageux se relaxent en se baignant dans un trou de glace. Joshua et Cecilie profitent d’une courte baignade à Källtorpssjön, un lac près de Stockholm, en février. « C’est ainsi que je m’immerge dans la nature quand les éléments sont hostiles», dit Joshua.
La chercheuse suédoise Matilda van den Bosch stresse ses sujets avec une épreuve de maths et une simulation d’entretien d’embauche. Quand elle les transporte dans une forêt virtuelle avec chants d’oiseaux, leur rythme cardiaque redevient vite normal.

La nature nous nourrit

Illustration : Marie-Laure Cruschi

L’attention dirigée

La nature peut améliorer la créativité de 50%

L’attention involontaire

Illustration : Marie-Laure Cruschi

Marcher en forêt peut faire baisser une hormone du stress jusqu’à 16%

SOURCES: DAVID STRAYER, UNIVERSITÉ DE LUTAH: YOSHIFUMI MIYAZAKI, UNIVERSITÉ DE CHIBA

Nos sens sont adaptés pour interpréter les informations sur les plantes et les cours d’eau, pas sur la circulation automobile et les tours d’habitation.

Deux femmes se détendent en travaillant dans un jardin de la prison de Rikers Island, à New York. Interagir avec la nature rendrait les détenus moins violents.
Après avoir vécu pendant deux ans en pleine nature, l’ingénieur Matthew Sakae Forkin est revenu dans la région de San Francisco. Mais il fait encore des escapades sur la Lost Coast (« côte perdues ») californienne pour se balancer dans les arbres.
Une participante se plonge dans le bain de boue communautaire, lors du rassemblement de Twin Oaks, à Louisa en Virginie, où des gens du monde entier viennent discuter d’habitat coopératif, d’écovillages et des façons de se rapprocher de la nature.
À l’école maternelle forestière » de Langnau am Albis, en Suisse, les enfants passent le plus clair de la journée au milieu des arbres. Ils apprennent à sculpter le bois, faire du feu, construire une cabane. Selon ses partisans, ce type d’écoles favorise la confiance en soi et l’indépendance d’esprit.
Delaney Doyle tient des lis d’un jour comestibles, cueillis sur les terres familiales du Kentucky. Les Doyle vivent au milieu de la forêt, en marge de la société. Mais, selon des études, un simple tour au jardin ou au parc de la ville a des effets bénéfiques sur la santé et sur le psychisme.
Maddie Roark nage au milieu des nénuphars, dans l’étang familial, en Caroline du Nord. Selon une étude nord-américaine récente, 70 % des mères actuelles jouaient dehors tous les jours quand elles étaient petites, mais seuls 31 % de leurs enfants le font.
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